En dépit des progrès réalisés par de nombreux pays sur plusieurs objectifs de développement durable (ODD) et notamment en matière de lutte contre la pauvreté, les succès ne se reflètent bien souvent pas de la même manière au sein d'une société sur les personnes ou les groupes les plus défavorisés. Dans le cadre de l'Agenda 2030, les pays se sont engagés à ne laisser personne de côté (Leave No One Behind), comme un des principes phares de leur travail. Les programmes de coopération internationale reconnaissent les multiples dimensions de la pauvreté et ont défini des méthodologies et outils pour s'assurer que les effets des actions bénéficient en premier lieu aux personnes les plus défavorisées.
La coopération internationale vise ainsi un changement transformateur en luttant contre l'exclusion, la discrimination et les inégalités et en faisant en sorte que les besoins des groupes les plus défavorisés soient pris en compte.
La qualité du développement d'une société se mesure à l'aune de la dignité et de la qualité de vie de ses membres les plus fragiles, que ce soit les enfants, les minorités ethniques, les personnes souffrant de handicap, les personnes âgées et, dans une large proportion, les femmes. Dans nos sociétés patriarcales et inégalitaires, certains groupes peinent plus que d'autres à faire valoir leurs droits. Les programmes de coopération sont attentifs à renforcer les capacités de groupes défavorisés à faire entendre leur voix dans leur propre société. Il s'agit à la fois de programmes ciblés en appui à une population spécifique (accès à l'éducation, à la santé materno-infantile, droit des populations autochtones, etc.) et d'une attention intégrée portée lors de la construction d'un programme à ce que les effets soient adaptés pour les différents groupes de la société et ne renforcent pas des relations de pouvoir injustes.
En 2025, les programmes d'empouvoirement des femmes et des minorités, les programmes d'inclusion dans de nombreux pays du Sud Global sont mis à mal par les décisions étatsuniennes de couper les fonds et de réorienter leurs aides vers de l'urgence pure. Ces programmes sont pourtant essentiels afin de favoriser la cohésion sociale et de parvenir à des sociétés plus juste et moins violentes.
Dans la mobilisation féministe, le mouvement collectif est utilisé comme outil de plaidoyer pour produire une pression par la force du nombre, mais aussi comme moyen permettant de susciter des échanges et de visibiliser les oppressions et les inégalités sociales.
La Fedevaco et E-CHANGER ont co-organisé un atelier d'échange autour des questions de mobilisation et de plaidoyer dans les projets qui travaillent sur la thématique du genre. A cette occasion, deux projets intégrant un volet de plaidoyer féministe ont été présentés.
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